Friday, September 15, 2006

Histoires de vélos...et d'escalopes de poulet aux câpres et au persil

Les meilleures choses sont parfois les plus simples...Ainsi, l'autre jour, j'ai pu ressortir ma vieille bicloune du local à vélo, rouillée, recouverte par endroits d'une mousse verdâtre (la pauvre a dormi un an et demi dehors à tous les vents), le Papa me l'a gentiment regonflée et hop! c'était comme si je ne l'avais pas abandonnée depuis deux ans. C'était reparti comme en l'an 2000, quand je l'ai achetée....une histoire qui vaut en elle-même le détour...

A peine débarqué à Munich, mon autre vieux clou disparaissait le lendemain même de son arrivée en Bavière, après quelques mois de bonheur à Aix-la-Chapelle, volé par un malotru indélicat. Qui d'autre aurait le coeur à voler un vélo d'enfant? (ben oui, je fais un mètre cinquante moi!)
Il fallut donc que je me mis à la recherche d'un remplaçant assez rapidement si je ne voulais pas user mes jeans dans le tram et le métro. Je trouvais enfin une petite annonce correspondant à mes critères (vélo d'enfant, pas cher en bon état) et après un coup de fil au propriétaire, je sautais dans le bus direction Moosach, une proche banlieue.
C'est là que je fus prise à mon propre piège car le dit-vélo était vraiment fait pour les demi-portions de cinq ans grand max...déconfiture... le monsieur à l'accent bavarois très prononcé trouvait cela très drôle quand je lui avouais que c'était pour moi... et là sa femme lui dit, mais Mme Chose du troisième, elle a un vélo dont elle ne se sert plus depuis des lustres, car, depuis qu'elle est veuve, elle a peur de faire du vélo, elle serait peut-être d'accord pour le vendre? (Là, il faut que je vous dise que je maîtrisais à peu près l'allemand lambda, mais que le dialecte bavarois me paraissiat être encore une autre langue).

Mme Chose ouvre la porte et est d'accord pour me fourguer son clou. Combien? Oh, pfff, 40 deutschmark (20 euros), allez! Mmmhhh, c'est là que mes talents de négociatrice (et mes origines auvergnates) se révèlent efficaces, je n'ai qu'un billet de 50 sur moi et elle n'a pas de monnaie... je suis bien embêtée (je fais semblant)...et là elle me dit, ah, mais j'ai un pneu neuf de rechange, et l'affaire est bouclée, me voilà sur le chemin du retour, avec un vélo (un peu grand au demeurant) en très bon état, un pneu neuf et tout ça pour la modique somme de 50 mark (un rêve de Parisienne).

Tous ces souvenirs me reviennent en mémoire quand j'enfourche ma bicloune l'autre jour, ah, liberté du deux-roues, friendly pour l'environnement, bon pour le coeur, peu coûteux...hélas Metz n'est pas une ville dédiée aux bicyclettes, les automobilistes sont prêts à tailler un short à la moindre occasion et les pistes cyclables commencent et finissent n'importe où...

Mais revenons-en à nos escalopes, encore un plaisir tout simple et cuit à la dernière minute.

Une recette adaptée pour les quantités, de Apples for Jam, de Tessa Kiros un livre adorable.

2 escalopes de poulet que l'on aura tranchées dans l'épaisseur pour obtenir des tranches fines
2 cs de farine
1 gousses d'ail ou de l'huile d'olive parfumée à l'ail
un demi-citron
1 grosse cc de câpres hachées
2 cs de persil plat haché

Passer les morceaux de poulet dans la farine. faire chauffer 4cc d'huile d'olive dans une poêle avec l'ail et y déposer le poulet. Quand la face du dessous est dorée, retourner, saler et poivrer . Quand la deuxième face est dorée, presser le jus du demi citron, ajouter les câpres et la moitié du persil, saler et poivre de nouveau. Verser un peu d'eau chaude et couvrir. Laisser une minute environ. Servir avec le percil restant et le jus (si nécessaire, déglacer encore la poêle avec un peu d'eau et verser ce jus -le mien s'était évaporé).

Un délicat goût de citron confit enveloppe les escalopes. Cette recette, très simple et rapide, est un délice à faire et à refaire!

5 comments:

Yasmine said...

Il me faut ce livre!!! Ila l'air vraiment bien. mais je redoute de ne pas bien comprendre les recettes en anglais.

julie said...

Difficile de se rendre compte à ta place...mais avec un bon dictionnaire, et au fur et à mesure, les mêmes termes reviennent toujours. C'est vraiment un beau livre généreux.

Fabienne said...

J'adore ce livre, ta photo est si appétissante !

Kobayashi said...

Julie mon amie,
J'ai, la langue pendante comme un vieux labrador au chevet de son maître mort depuis trois mois dans son appartement, la bave aux lèvres, comme un marathonien tétraplégique qui voit se profiler au bout de fauteuil chromé la ligne d'arrivée, comme un paroissien suicidaire écoute la lithanie religieuse lors de la messe dominicale proférée par un curé de campagne ressemblant à Jean-Claude Bourret avec l'envie de lui vider son chargeur de Kalachnikov dans les orteils, j'ai, donc, mon amie, péniblement terminé la fascinante lecture de tes pérégrinations munichoises afin de te trouver un vélo. Heureusement, tu ne parlais pas encore l'allemand sur le bout des bretzels, ce qui nous a épargné de nous suicider à partir du chapitre sur la veuve velue au vélo voyant.De plus, je ne mange plus de poulet, depuis que j'ai abandonné mon élevage en batterie en Thaïlande et que j'ai du me réfugier en Afghanistan pour échapper aux autorités thaï qui m'ont pris pour le responsable de la grippe aviaire. Bon, je te laisse, je dois récupérer ma cargaison d'opium à Roissy. Bien à toi mon ami.

julie said...

Kobayashi, heureuse de te retrouver après m'être inquiétée de ton sort pendant des semaines atroces...


contente que mon histoire de vélo t'ait plue...