Thursday, February 23, 2006

expédition bio

Hier, pendant que la Mamie gardait le Bébé, le Papy et moi en avons profité pour aller à la découverte d'un (pensions nous) supermarché bio en dehors de la ville. Sautant dans ma petite auto noire, que retrouver n'a pas été chose facile, ayant une mémoire passoire, nous sommes partis à l'aventure dans les rues de l'agglomération, à la recherche de la bonne ZAC. Nous l'avons finalement trouvée sans trop de mal, après avoir dû changer de file en dernière minute, mais les automobilistes de province sont plus coulants que les Parisiens (ça me rappelle une pub pour le journal du même nom). Mais ce que nous ne savions pas, c'est que la ZAC était formée de bébés-ZAC emboîtées comme un jeu de construction autour de ronds-points plus pénibles les uns que les autres. (Hum, oui, j'ai le permis depuis quelques temps, mais l'auto depuis peu, si je cale plusieurs fois devant vous, prenez patience, car je n'ai pas de A écarlate sur mon pare-brise arrière). Et bien sûr, nous en savions pas exactement dans quelle zone nous engager. D'ailleurs, je ne félicite pas les urbanistes qui ont pondu ce dédale commercial.

Trouvant enfin le magasin bio, bien décevant par rapport à nos visions d'emporium du panais, de superstore du lait de riz et d'hyper de la purée de sésame, nous optîmes finalement pour un petit panier chacun, au lieu d'un chariot à roulettes. Et là, chacun suivit son chemin, et je découvrai avec plaisir les gourmandises tant vantées par les amis blogueurs



Voici donc mon butin du jour :
du lait de riz nature
du lait de noisettes
du sirop de riz (pourra-t-il remplacer le golden syrup?)
des farine de châtaigne pour la galette de Cléa entre autres, et de kamut pour un pain sud-africain trouvé dans ce beau livre
de la levure de boulanger en boîte (pour toutes ces recettes dosées à la cuillère à café)
des lentilles corail que j'adore et ne trouve nulle part sinon
deux bières, une pour le Papa et une à la châtaigne (j'aime les expériences nouvelles...)
de la purée de noisettes pour tenter de faire un nutella maison

3 comments:

Kobayashi said...

Julie mon amie,
Je devine,à travers le récit de tes pérégrinations qui confinent véritablement au récit picaresque, que, eh bien, tu as toi aussi un souci avec les personnes âgées dont tu as la charge. Je dis "toi aussi", car je suis moi-même victime de ces extravagants petits vieux dont il faut nous occuper. Je t'épargnerai donc les interminables parties de belote les dimanches pluvieux, le visionnage des DVD de Benny Hill(tu sais, avec ces, hum, sketches où il court dans tous les sens avec son regard mi-lubrique, mi-mongolien avec en arrière-fond ce petit air de Kazoo sous amphétamine qui irrite durablement le mélomane que je suis). je ne te parle pas non plus de nos longues promenades en forêt où je n'ai jamais réussi à en perdre un seul.
Bref, tout comme toi mon amie, je ne savais plus quoi faire. Car j'en avais assez, mon amie, tu m'entends? ASSEZ! assez des soupes
aux vermicelles avalées sur un coin de table en formica fatigué, assez de pascal sevran et de laurent romejko (les icônes des 70/80 ans), assez de devoir acheter 3 paires de bottines fourrées pour faire les courses chez Aldi, assez de ces teintures mauves ridicules de la coiffeuse, assez des sorties du toisième âge où l'on prétexte la visite d'un monument pour passer quatre heures à table à se saouler au Côtes du Rhône et à manger de, euh, l'Edam.
Alors j'ai pris ma décision dimanche dernier. Grâce à mon fichier clients (je t'ai déjà dit que j'étais VRP chez molicare), j'ai amadoué une directrice de maison de retraite: en échange d'une photo dédicacée de Franck Michael (et de quelques billets de cent euros, quand même), elle m'a réservé deux lits en service long.Après avoir effectué des démarches de procuration auprès de la banque (bon, d'accord, j'ai imité la signature de vieux, mais bon, tu l'aurais fait aussi,hé hé!)
je leur annoncé d'une voix chantante: "et si on se faisait un petit resto, je meurs de faim" (ce qui était vrai, car j'ai frôlé l'overdose de régilait le mois dernier). bref, on part dans ma renault nevada 21 jusqu'à la résidence des glycines. "c'est quoi, fiston?" me demande Papy.
-Euh, le parc du restaurant, Papy, je dis en me faisant dessus (euh, oui, car au même moment ,une bécasse d'aide-soigante promenait un couple de vieux sous les chênes).
Je mâche une feuille de cannabis pour ne pas trembler, et on s'installe dans le réfectoire.
-Y a que des vieux comme nous? Demande Mamie.
-C'est normal, Mamie, c'est un restaurant de purée, je dis, au bord de l'explosion dans mes pataugas fourrées maison.
alors, je sens se poser sur moi le regard de l'infirmier-chef (qui ressemble à Jean Piere François qui chantait "je te survivrai"). Signes de connivence, clins d'oeil, je me lève tandis que Jean Pierre prépare déjà ses seringues:
-euh, je vais faire pipi, je reviens, dis-je mais ils ne m'entendent déjà plus car je suis en train de décharger le coffre du break et je dépose le tout dans le hall.
-Et la photo de Franck Michael, alors? me demande la directrice en recomptant les billets de la retraite de papy et mamie.
-Je passe au cimetière et je vous la faxe, je hurle en perdant ma pataugas gauche sur le perron tandis que je cours vers la nevada.
Depuis, mon amie, je suis un homme libre, et pour fêter ça: purée de sésame et jus de carotte à volonté (bon, d'accord, mais juste après une bonne bouteille de Ballantines, faut pas pousser). Si toi aussi tu souhaites faire comme moi, appelle-moi, 24H/24, je te donnerai la bonne etchnique (surtout pour imiter les signatures). Bon, je te laisse, je me fais l'intégrale des Charlots, ce soir. Bien à toi mon amie.

Kobayashi said...

Julie mon amie,
Grand déstockage à la maison si tu es interessée. Je vends en effet les stocks inutilisés de:
-Stéradent.
-Bas de contention (plus de 1000).
-Disques 78 tours de Georges Moustaki et de Mireille Mathieu.
-La bio dédicacée de Patrick Faure (feu le présentateur du Juste Prix).
-3 tonnes de camomille (DLUO 7/12/2008).
-enfin, un élévage de poulets de bresse élevés en plein air en Thaïlande en octobre 2005.
Fais ton choix, et contacte-moi au plus vite mon amie.

Patricia said...

vive le shopping, surtout s'il est bio (on peut s'y adonner en toute bonne conscience...)