Tuesday, February 28, 2006

Crepes, pancakes, pfannkuchen, blintz and co

J'ai toujours trouvé cela étonnant que les étrangers nous envient nos crêpes, quand on sait que la plupart des pays en ont une version. Quand j'étudiais en Angleterre, les beaux garçons se pâmaient quand on leur faisaient une crêpe-party, pourtant, rien de plus simple à faire que les crêpes, non? De même, en Allemagne, on se fait facilement des amis avec quelques crêpes toutes bêtes. Bon, c'est vrai, on n'en fait pas souvent non plus, car c'est juste un peu long, mais rien d'insurmontable non plus.

En me rendant sur blog actu, j'ai appris que le forum marmiton préparait aujourd'hui la JIC ou journée internationale de la crêpe. Sur le forum de Nigella, tout le monde s'apprête également à crêper, chacun à sa manière.

A l'origine, le jour de Mardi-Gras, c'est non seulement la fin du carnaval, mais aussi le moment de finir ses restes d'huile, beurre et oeufs avant le Carême. D'où la tradition des crêpes qui vous débarasseront de tous ces aliments de pêcheurs;-)

Bon, alors, le problème est d'avoir une bonne recette de crêpes. On peut jeter un coup d'oeil à Ginette Mathiot et Bocuse, mes deux références de cuisine traditionnelle, mais le meilleure recette de crêpes, je l'ai trouvée dans un magazine pour jeunes filles d'outre-Rhin (Brigitte Young Miss, que j'avoue avoir lu sans être une jeune demoiselle, parce que l'allemand y était à peu près compréhensible) il y a quelques années. Elle est très riche en oeufs et donne des crêpes très moelleuses, je vous mets les proportions :

4 oeufs
150g de farine
300 ml lait
une pincée de sel
50g de sucre
zeste de citron râpé
1 cs d'huile ou beurre

Aujourd'hui, j'avais prévu de faire une recette du dernier delicious (que Doriann a déjà bidouillée à sa façon), je vous mets aussi leurs proportions

150g farine
1cc sucre
300ml lait entier
2 oeufs
pincée de sel

Je n'ai pas encore arrêté mon choix sur la recette de base...

Pour la garniture, je vais faire comme delicious en bidouillant moi aussi un chouïa pour la simple raison qu'il a neigé toute la journée et que j'ai moyennement envie de mettre le nez dehors avec Bibou.

Il faut faire une sauce butterscotch avec 100g de vergeoise blonde (pour 6 personnes), 80g de beurre et 125 ml de crème double à feu doux.

Ensuite, on fouette 300ml de crème double (fleurette?), puis on ajoute 1,5 cs de sucre glace tamisé, 1 cs de cognac (je mettrai du rhum), 2 cs de chicorée liquide (dont je me passerai) et 2 cs de noix hachées grillées à la poêle.
On garnira les crêpes de cette crème, nappera de sauce et parsèmera avec quelques noix. Miam, ça promet.

Comme je n'irai pas à la GMS (je ne dis plus SM à cause de Kobayashi qui a l'esprit tordu!), je prendrai de la ricotta ou du yaourt au lieu de la crème.

Ah, et donc, les photos, c'est pour plus tard;-)

2 comments:

Fabienne said...

Eh, nous allons pouvoir nous aussi faire notre choix de crêpes....

Kobayashi said...

Julie mon amie,
Quelques réflexions de ci-de là à propos des crêpes. Avant mon éviction des JOC (jeunesses ouvrières chrétiennes) en raison du port d'un malheureux t-shirt à l'effigie d'Amin Dada, j'avais réservé une surprise à mes ex-camarades un soir de prières: une crêpe-party. Grâce à la formation que j'avais suivi, hum, à peu près jusqu'au bout, dans une école internationale de crêpes bretonnes renommée sise à Quiberon, j'avais préparé une teuf d'enfer: crêpes au blé noir, au sarrazin: fourrées au jambon, aux champignons, au ragondin. des variétés sucrées au chocolat, au rhum, etc. Malheureusement, j'ai confondu mon pot de farine avec celui contenant...eh bien, hum, de la poudre colombienne, tu vois? Y'know what I mean, my friend? Résultat des festivités: deux prêtres-ouvriers déchaînés dansant sur du Village People jusqu'à l'aube, trois camarades overdosés sauvés par un groupe de casques bleus en goguette. Et myself interrogé pendant 48 heures par un capitaine des stups qui ressemblaient à Higgins (tu sais, le majordome dans magnum).
D'autre part, j'ai bien essayé de préparé du butterscocth, mais dans mon aldi, point de Ballantine's ou de Glenlivet. J'ai donc du me contenter de whisky premier prix, et de beurre allégé. Résultat: j'ai fait un coma éthylique et, dans la nuit noire dans laquelle j'étais plongé dans l'ambulance m'amenant vers la morgue, j'ai eu une révélation: Un homme vêtu de blanc et ressemblant à Garcimore m'a ramené d'entre les morts:
-Tu n'es pas seul,Koba. Tu dois survivre. Toi aussi, tu peux avoir des amis et même, euh, un enfant.
Bon, je te laisse, mon rottweiller
Huggy vient de me dévorer une babouche.