Saturday, January 17, 2015

C'est décidé j'arrête le sucre

Salut les amis. Les dix derniers jours m'ont lessivée, pas vous? Lectrice occasionnelle de Charlie Hebdo, parisienne déracinée, ces nouvelles m'ont retourné le coeur et l'estomac. C'est pourquoi je partage, avant de continuer, ce ruban noir avec vous.

Je suis Charlie, et tous les autres (image trouvée sur le net sans crédit)


Voilà, c'est dit.

Passons au reste. Folle de sucré et de pâtisserie, chocolique, rondouillarde, j'ai d'abord rigolé en apprenant que certains arrêtent le sucre et le diabolisent. Puis, en quête d'informations, et à la recherche d'un mode d'alimentation plus équilibré (ce qui est cyclique, tous les mois de janvier, n'est-ce pas) et parce que franchement, je ne sais pas m'arrêter à un morceau de gâteau ou de chocolat sans baffrer, je me suis intéressée de plus près à ce que ces hurluberlus anti-sucre avaient à dire.

Le sucre est une drogue! Du moins, il rend accro et perturbe l'équilibre de l'appétit, ce qui nous fait manger sans faim. Il nous rend malade aussi, apparemment. On a essayé de nous faire croire que c'était le gras de l'alimentation qui bouchaient nos artères mais il semblerait que ce soit l'absorption masive de fructose. Car, il ne s'agit pas du sucre en soit, ni du goût sucré, mais bien du fructose. On pourrait donc manger du glucose tranquille, et ça tombe bien il m'en reste de mes aventures en CAP pâtisserie. (Sauf les diabétiques, hein). Je résume, bien sûr. Je vous invite à lire les ouvrages sur ce sujet.

Hum, celui du haut est un livre de cuisine chinoise.


Pour ma part, j'ai choisi, parmi les livres en anglais sur le thème, les anglophones ayant toujours un train d'avance sur nous dans ces questions, un ouvrage de David Gillespie, The Sweet Poison Quit Plan, et un autre de Sarah Wilson, I Quit Sugar, deux Australiens. Gillespie n'est pas un scientifique mais un ex-obèse qui s'est penché sur la question et a digéré pour nous des études sur le sujet. Il a plusieurs chevaux de bataille (le sucre, les huiles végétales, etc). Son livre est informatif et drôle, et son point de vue masculin, factuel, va droit au but. Il conseille d'arrêter net de consommer du fructose sous toutes ses formes. Il le remplace par le dextrose (qui est du glucose pur) et propose la stévia comme édulcorant (mais les études sur ses effets ne sont pas encore complètes). Tout de même, il faut passer par une période d'abstinence pour se libérer des effets du sucre.

Le sucre en poudre est composé de 50% DE GLUCOSE ET 50% DE FRUCTOSE. Le miel, le sirop d'agave, sont encore plus riches en fructose.

Wilson, elle, est plus modérée, forcément, nous les femmes, on a apparemment plus de mal à décrocher d'un coup, alors son approche est plus progressive, mais je dirais qu'au bout d'une ou deux semaines à éviter le sucre en poudre, les pâtisseries et autres douceurs, ainsi que le chocolat, le plus dur est fait avant d'aborder la troisième semaine pendant laquelle il faut tout traquer et ne plus manger de fruits même, ce qui est simple si on ne consomme pas que des produits industriels. Son programme est étalé sur 8 semaines au bout desquelles on est libéré de son addiction au fructose et on peut réintroduire des fruits et quelques douceurs. Pour lutter il faut consommer du bon gras.
 Wilson tire ses informations de Gillespie (en tout cas c'est mon impression) ; son approche est moins factuelle, plus lifestyle/magazine et elle nous tire vers des régimes plus bobo-bio incorporant beaucoup de dérivés de la noix de coco, du kale, des graines germées, alors que Gillespie nous conseille quoi manger au Mcdo si par malheur on s'y trouve un midi.

Armée de tous ces conseils, j'ai commencé dès lundi de ne plus manger de ces choses dangereuses pour ma santé (et tenter de réparer les dégâts de presque 40 ans de poison). (ah ah!)

Je dirais que le plus dur a été de me passer de chocolat. Dur, voire impossible. Mais ce n'est que la première semaine alors c'est permis. J'ai trouvé dans mes placards du chocolat bio à 92%. Puis j'ai cherché en vain du chocolat sans sucre et ben sûr j'ai échoué, j'ai acheté les mauvais édulcorants.  Pas grave car Sarah a des recettes de chocolat maison (à base d'huile de coco et de cacao).

En cas de fringale, je mange des fruits à coque (amandes, noix de pécan, une cuillérée de beurre de cacahuètes), du yaourt grec bien gras, du fromage, des biscuits salés. Et je dois dire que je m'en sors plutôt bien. Je ne suis pas en manque et je n'ai pas tellement envie de sucre. Une ou deux fois j'ai eu la sensation d'avoir la tête comme remplie d'eau gazeuse, je ne vois pas d'autres mots, comme les premières fois ou je jeûnais.

Il paraît que le pire est à venir, quand les toxines vont quitter mes cellules, mais je suis sceptique. Si je tiens jusque là, ce sera déjà beau.

En attendant l'apocalypse, je partagerai la recette du Nutella maison sans sucre (avec du sirop de riz) de Sarah avec vous

3 comments:

Snowy said...

There's a lot of hype about this Julie, but I haven't made up my mind yet. Saturated fats were the big no-no, now they seem to be acceptable.
I'm having a good think about it aLL! X

julie said...

I think it's each to her own in this case, Eira. I see this as an experiment, a togh experiment ;-)
xx

julie said...

I think it's each to her own in this case, Eira. I see this as an experiment, a togh experiment ;-)
xx