Friday, February 29, 2008

Tajine de keftas

Ce plat, d'origine marocaine, j'aimais bien le déguster au Casablanca à Metz, quand j'y habitais encore, le Casa avait l'énorme avantage, outre qu'il soit un restaurant très correct, d'être situé quasiment en vis-à-vis de là où j'habitais.
Traditionnellement on casse des oeufs dans la sauce en fin de cuisson, ce qui le rend encore plus riche. Qui n'apprécie pas de dîner au restaurant quand en plus, que ce soit au chinois ou au tex-mex, comme dans le cas du tajine, on vous sert dans le plat de cuisson encore brûlant, et que la sauce bouillonne encore quand le serveur ôte le couvercle?

Ici, au Luxembourg, je n'ai pas encore eu le privilège de manger marocain, mais j'ai un livre dans ma colection, Maroc Street Café, de Anissa Helou, cadeau de ma cousine Nathalie, qui m'a permis de réaliser cette recette, vraiment délicieuse et proche de l'originale.

La seule difficulté, peut-être, est de se procurer l'agneau haché, ici, pas de soucis, on va chez Delhaize, qui en propose depuis peu en barquette de 350g.


Boulettes -kefta

1 oignon moyen
les feuilles de 10 branches de persil plat et autant de coriandre
les feuilles de 2-3 brins de menthe fraîche
1 kg d'agneau (épaule) haché
1 1/2 cc de cumin, et autant de paprika
1 cc de 4-épices et autant de ras-el-hanout (optionnel)
1cc piment moulu (optionnel)

Hacher finement, au mixeur ou a la main, l'oignon et les herbes.
Mélanger ensuite tous les ingrédients à la main, saler puis former des boulettes grosses comme des oeufs de caille. Laisser de côté.

Sauce tomate

huile d'olive
2 oignons moyens
2 gousses d'ail
2, 5 kg de tomates en boîte (égouttées si vous préférez)
10 branches de persil plat, seulement les feuilles
1/2 cc de piment

Faire revenir l'oignon et l'ail émincés dans de l'huile d'olive jusqu'à ce qu'ils s'asouplissent. Ajouter les tomates et 25cl d'eau, puis le persil et les épices. Saler, porter à ébullition en remuant de temps en temps.

Déposer les boulettes dans la sauce, bien les recouvrir. Laisser mijoter à couvert 35-40 minutes. Si la sauce est trop liquide, enlever le couvercle et laisser réduire. Rectifier l'assaisonnement, si vous le souhaitez, casser 4 oeufs dans la sauce et laisser coaguler. Servir de suite.
Mille excuses pour la photo, pas terriblement appétissante et qui ne rend pas justice à ce plat!

Sunday, February 10, 2008

Slimming down the French way

I have only recently read the mega success book French women don't get fat, in its French translation. You could ask, as I did, if I really needed this book, what with being French myself and all... the answer is no. But it did no harm to be reminded of a few evident facts one tends to forget.

While Guiliano's book would make me abhor French chicks if I weren't one myself, with her authoritarian look at life, self-disciplined and self-righteous pedantic monologue, it is full of the common sense derived from a 1950s bourgeois education in the French provinces. Which is probably why I cringed a lot while reading it. It took her far, up to the top position of CeO of Cliquot US, but it left no space for a bit of humane understanding of the human condition, which accounts for a lot of the overweight people, and especially women, carry around. But there are shrinks for that!!!

OK, so I've started to jot down all the food that passes my lips while simultaneously reducing its amount and improving its quality. I try to walk a lot. A bit more than usual. I started fantasizing about going up the stairs in my building at night when no one's watching since I only live on the first floor and don't get to use them much since I usually push a stroller about.
I have taken up riding my exercize bike again when I can (I balance my ibook on the handlebars, not very easy but it hasn't fallen so far).

As for the diet phase itself, well, I still haven't got that far. I don't know if I will. The idea is to kickstart it by detoxing with leek broth and boiled leeks for a weekend. Then you get rid of all the naughty habits -the ones you have been able to monitor with your food diary- for three months until you have lost most of the overweight. Then you get on a stabilizing phase where you gradually re-introduce your favourite things in small portions. And if you've been a bad girl, you detox the next day, or walk a couple of extra miles or something.

Mmmm, perhaps it helps. But it also means being in control all the time. Being on a diet all the time. More or less. That can't be healthy. Meanwhile, there's another book I intend to read by a French doctor that suggest you can eat whatever you want if only you are hungry and stop eating when you've reached satiety. He then helps you as you struggle to find the point at which you're full...

As for a recipe, there's a delicious dessert, which I'd say is French, but whaddyaknow, and that has found its way in Guiliano's collection of recipes. But I find her version too pricey or less practical than the recipe from Alice Waters' The Art of Simple Food, only I used less sugar.

What we often forget when not thinking about diets and healthy eating, is that quite often the craving for sweets is curbed when we include more fruit in our menus. So a light dessert with fruit is possibly one of the healthiest treats.

Poached pears adapted from Alice Waters' The Art of Simple Food

Bring to the boil 1 cup of white wine, 1 cup of water and 1/2 cup sugar to the boil, turn down to a simmer, add half a cinnamon stick, half a vanilla pod (opened and seeds scraped) and three strips of lemon peel. Put two peeled conference pears (leave them whole with their stems, but cut out the blossom) into the barely simmering syrup. Cook them until they're soft but still have a bit of firmness (test with a knife). This will take anything from 20 to 45 minutes. I like to trun them around in the syrup to make sure they cook evenly but you could add water to cover. Let cool and chill. I love to drink the accompanying mulled wine, after eating the pear.



Tuesday, February 05, 2008

La Foret Noire

l'église et la maison de retraite de Friedenweiler, face à l'hôtel, sous ses aspects tranquilles, c'était la grande folie du carnaval...


La semaine dernière, nous avons pris des vacances bien méritées, je ne parle pas de moi, bien sûr, pour ce qui est du mérite. Pour limiter le budget et le trajet, notre choix s'est arreté sur la Foret-Noire qui présente le double avantage d'etre à 4 heures de route environ, sans etre d'une altitude folle. Un autre avantage sérieux est d'etre en Allemagne, là encore je ne parle pas de moi.



au loin, les Alpes

Vous vous rappelez peut-etre du grand classique télévisuel, La Clinique de la Foret-Noire, et vous connaissez certainement le célèbre gâteau qui porte son nom. Vous ignorez probablement son jambon séché et fumé, très peu gras, qui se déguste en très fines tranches (servi au petit-déjeuner ou en repas-tartine). Pour ma part, je n'ai vu aucun élevage porcin pendant mon séjour, mais ce n'est qu'un détail...



Les gâteaux, en Allemagne, c'est du sérieux, comme beaucoup d'autres choses, d'ailleurs. Quand on mange, on mange. Je parle de part plus large que ma main. Les génoises sont très légères, soyez rassurés, mais la crème fouettée bien présente, et le tout pas trop sucré. Pour ma part, j'ai préféré le gâteau aux poires et mousse au chocolat, ou meme la Sachertorte couverte de chocolat blanc (non photographiée).


Sinon, on a pu visiter Fribourg (l'Allemande), une très jolie ville universitaire au charme très allemand, dont les rues sont longées de rigoles et pavées artistiquement.





Fribourg est décidément une ville de buveurs de thé, en parcourant une partie du centre commerçant et de la vieille ville, j'ai vu au moins cinq boutiques de thé. Pas pour me déplaire, mais ayant fait le plein chez Mariage à Paris à Noel, je n'ai plus de place dans mes placards.


Vélib'? Pas besoin ici...

Art des rues



die Altstadt -la vieille ville


Sous les arcades rouges, un bouquiniste à l'abri de la pluie, j'y ai déniché un petit bouquin...de cuisine, of course!


Il faut vous dire que l'une des grandes déception de ce séjour fût les repas de notre hôtel. L'hôtel en lui-meme était convenable et spécialement conçu pour accueillir des familles (retenez votre baillement, hein) : salle avec des jouets et jeux, garderie, chauffe-biberons, blabla... Situé dans un village au bord de la foret avec des pistes de ski de fond toutes proches (sauf qu'il s'est mis à neiger le matin du départ, mais à 15 km se trouve Feldberg, petite station au poil), parfait pour se reposer et faire des randos. Mais la bouffe, moins que terrible. Que du surgelé, à part le bol de mesclun et les trois fruits qui se battaient en duel pous savoir qui allait finir en déco dans le pudding du soir...

Tout ça pour dire qu'à Fribourg, on en a profité pour déjeûner traditionnellement :


Rahmhackbraten (pain de viande) spätzles et légumes à l'étouffée...


Hirshragout, rotkohl, preiselbeersauce - ragoût de cerf, chou rouge, sauce airelles dans sa pomme et spätzles, pas mon truc mais très apprécié de mon germanique compagnon.



Feldberg, la station de ski, très calme hors saison, un vrai bonheur. Non pas que je pratique le ski alpin (ne rigolez pas, j'ai un flocon après tout), mais très chouette aussi pour le ski de fond, que je préfère (pas besoin de leçon pour s'y remettre), et sympa aussi pour la luge avec les enfants.

Aaaaaahhhhh, Kaffee und Kuchen.... ou plutôt, chocolat chaud pour Maya et moi, café pour son père, crème fouettée, Käsekuchen (gâteau au fromage blanc) et Bienenstich en premier plan, un gâteau méconnu par chez nous, mais néanmoins délicieux, cousin éloigné de la tropézienne recouvert d'amandes caramélisées et garni ici de pudding vanille (sinon, crème).


Un très vieux banc sur très vieille pierre...


The foret....pouponnière de sapins de Noel...


de très vieux et beaux arbres...


L'hôtel (non, pas pour de vrai!)


Couverte de neige, la foret paraît vraiment noire...


Mes souvenirs...



Lecker, dont Omelette, l'étudiante globe-trotteuse, a déjà parlé (souvenez-vous de la Buchteln),
un germoir pour suivre la tendance (ben quoi?)
Schnelle Küche, trouvé chez le bouquiniste, cuisine rapide de 1957
Landfrauen Bäckerei, livre de pâtisserie, recettes de paysannes suisses, très cool
enfin, ceci, un livre en allemand sur la cuisine soviétique, avec des recettes pour chaque pays, très marrant et intéressant, meme si votre allemand est passable, il est compréhensible, peut-etre parce que son auteur est de langue maternelle russe.