Saturday, January 24, 2009

Mijoteuse...gadget ou vraiment utile? Le point



La mijoteuse électrique, ou slow-cooker, ou encore crockpot (une marque), un objet encore assez rare dans nos contrées, a fait son apparition chez moi il y a peu. Depuis, je suis convertie. Mes amies anglo-saxonnes qui en possèdent s'en servent beaucoup, surtout l'hiver, il faut dire, et je me suis laissée tenter pour plusieurs raisons.

1) La mijoteuse permet d'utiliser quelques minutes de temps libre pour préparer son repas à l'avance, par ex. du matin pour le soir, ou du midi pour le soir, voire la veille ou juste quelques heures avant. Si elle est programmable, c'est encore mieux. Super avantage quand on travaille, et/ou qu'on a peu de temps le soir (bains à donner, bébé à coucher, etc.)

2) La cuisson, très douce, permet d'exalter les saveurs. Un bourguignon devient ainsi très aromatique, la viande super tendre, après avoir cuit sur une journée entière (un peu comme après réchauffage le lendemain).

3) On peut faire cuire avec peu de mat.gr. et réaliser toutes sortes de plats mijotés, soupes, curries, chilis, tagines, mais aussi des plats complets (légumes, viandes) et même des risotti ou gâteaux.

Inconvénients : prend pas mal de place, la cocotte ne passe pas au lave-vaisselle (la mienne en tout cas), le coût par ces temps de crise (mais apparemment, elles consomment peu, bien moins qu'un four traditionnel).

J'ai acheté une mijoteuse Breville de taille moyenne (4,3 l), avec deux niveaux de chauffe et le mode maintien au chaud. Depuis que je l'ai, je m'en suis déjà bien servie, pour faire :
- de l'orge perlé, avec des rondelles de poireaux et des cuisses de poulet désossées (3h de cuisson forte)
-un boeuf bourguignon façon espagnole voir recette en anglais ici (8h cuisson douce)
-un tagine de poulet, citrons confits et olives (6h cuisson douce, mais peut être prêt plus
rapidement)


- des lentilles-saucisses (voir ici)
- des blancs de poulet en sauce fajitas, recette plus bas (3h cuisson forte, mais deux heures suffisent).

On trouve plein de bonnes idées en français ici et en anglais . Sur ce dernier, elle a utilisé sa mijoteuse chaque jour de l'année dernière avec des tas de recettes intéressantes.

Ce que j'ai pu réussir à glaner comme infos importantes :

*il ne faut pas mettre trop de liquide, car il n'y a presque pas d'évaporation, ou alors il faut mettre à chauffer fort à la fin pour le faire épaissir

*il ne faut pas trop saler ou épicer car la cuisson lente intensifie les aromates

*il faut placer les légumineuses (lentilles, par ex.) dans le liquide, donc en dessous, et les légumes aussi, car ils cuisent moins vite que la viande en mijoteuse, étrange mais vrai. Si on utilise des haricots ou autre, soit prévoir de les faire précuire à part, soit prévoir une cuisson longue

*il faut éviter de soulever le couvercle, sous peine d'allonger le temps de cuisson

*si on préfère les viandes dorées, il faut les faire précuire à la poêle auparavant

*mettre de la viande surgelée allonge le temps de cuisson, mais peut s'avérer pratique si on prépare tout le matin et que la mijoteuse n'est pas programmble, et reste donc en mode cuisson toute la journée.


Avec tout ça en tête, il suffit d'adapter un peu ses recettes favorites traditionnelles et d'apprendre à dompter son appareil pour pouvoir profiter pleinement de ses avantages. Ou se servir de recettes un peu plus inavouables dont les Américains ont le secret. Exemple, le poulet salsa de mon amie Elisabeth:



deux blancs de poulet
un demi-pot de sauce pour fajitas

Déposer un peu de sauce au fond de la cocotte, placer les blancs dessus. Verser la moitié du pot de sauce et répartir sur les blancs. Verser un demi-verre d'eau et faire cuire sur mode doux pendant deux heures. Vérifier la cuisson des blancs et les découper en morceaux.Les remettre dans la sauce, puis servir avec des tortillas souples, salade, fromage, etc. ou du riz.

Thursday, January 22, 2009

Cake très moelleux à la patate douce et au chocolat blanc


A la demande de ma mère, je me dois de publier la recette de ce cake. On connaît bien le gâteau patate à la Réunion, à base de purée de patates douces (à chair blanche, de préférence), voici un cake où l'on retrouve son bon goût sucré un peu exotique, et le moelleux humide de sa chair (un peu comme un carrot cake, mais le goût de la patate est plus prononcé je trouve). Pour moi, ce cake est super réconfortant, il me rappelle des souvenirs de vacances à la Réunion, et je le préfère encore tiède, donc s'il en reste, je conseille de le conserver au frais et de passer les tranches quelques instants au micro-ondes.

J'ai trouvé cette recette dans le livre Bake, de Rachel Allen, dont j'ai parlé il y a peu de temps ici même. Ce livre contient uniquement des recettes à réaliser au four, sucrées et salées : biscuits, gâteaux simples, plus élaborés, tourtes, quiches, pains, gratins, etc. Une mine d'or. En anglais.

J'ai ajouté des morceaux de chocolat blanc, qui se marie fort bien avec la patate douce, et j'ai diminué un peu le sucre, et l'huile de moitié, en ajoutant de la compote (comme dans mon livre).


3 oeufs
8 cl d'huile neutre (1/4 de tasse)
100g de compote de pomme sans sucre
170g de vergeoise ou cassonnade
300g de patates douces (environ deux petites ou une grosse, ici à chair orangée)
1 poignée de noix ou de pacanes hachées
100g de chocolat blanc en pépites
180g de farine
1/2 sachet de levure
cannelle
mélange d'épices
muscade

Préchauffer le four à 150°C.
Peler et râper les patates (faire ceci au dernier moment sinon elles virent au marron).
Battre les oeufs, ajouter l'huile et la compote, le sucre, la patate et les noix. Ajouter ensuite la farine, levure et les épices (selon les goûts, de 1 cc à 2 cc plus une bonne râpée de muscade).
Verser dans un moule chemisé et enfourner pour 1h-1h15. Vérifier la cuisson avec un cure-dent qui doit ressortir propre du cake. Cependant, ce cake reste fondant.

PS : la patate douce est une superfood, càd, super bonne pour la santé!

Tuesday, January 20, 2009

P'tit cake et p'tite salade de saison


Les endives (ici on dit chicons) c'est de saison. Je n'en suis pas super fan, mais enfin, j'essaie de varier un peu ce que je mange en piochant dans les produits actuels. Un de leurs avantages est qu'elle se préparent super vite en salade, idéal quand on est pressé.
Pour accompagner cette petite salade plutôt traditionnelle, un petit cake qui utilisent les mêmes ingrédients (on pourrait aussi mettre de la poire dans la salade, ou de la pomme), et qui, pour une fois, fait mentir mon désamour du sucré-salé, mais s'il y a du bleu quelque part, je suis preneuse de toute façon. La recette du cake est fortement inspirée de Best of Cakes d'Ilona Chovancova chez Marabout, la version plus cheap de Cakes Maison dont j'avais déjà parlé . Plein de bonnes idées pour les cakes, de jolies photos, et moitié prix par rapport à l'édition précédente (ça fait râler un peu).

Cake au bleu

Le livre utilise du roquefort et moitié huile de noix/huile neutre. Les proportions y sont pour un moule à cake plein. Pour deux affamés, les deux tiers du moule suffisent et comme ça, pas de restes! Je prends donc mon moule en silicone et fabrique un "mur" en papier cuisson que je soutiens avec des moules à muffins en silicone. La recette qui suit suffit donc pour les 2/3 du moule.

120g farine
2 oeufs
8 cl de lait
6 cl d'huile d'olive
une belle poignée de parmesan râpé (ou 100g de gruyère râpé)
100g de bleu des Causses
1/2 poire (conférence)
1 poignée de noix décortiquées
2/3 d'1 sachet de levure
sel et poivre

Préchauffer le four à 180°C.
Peler la poire, la couper en dés.
Emietter le fromage.
Hacher les noix grossièrement.
Battre les oeufs avec le lait et l'huile. Ajouter la farine, la levure et les autres ingrédients. Saler et poivrer. Mélanger et verser dans le moule. Faire cuire 30-40 minutes. Un cure-dents doit ressortir propre du cake. Laisser refroidir.

Salade d'endives

On peut l'améliorer de gésiers confits, ou de gros lardons frits, et prendre de l'emmental en cubes au lieu du bleu. Je mets juste la recette au cas où...

2-3 endives
1 petite poignée de cerneaux de noix
50g de bleu ou de roquefort
huile d'olive ou de noix, vinaigre de vin blanc, moutarde en grains

Hacher les endives plus ou moins finement selon votre goût. Hacher les noix grossièrement, émietter le bleu. Faire une vinaigrette avec l'huile, le vinaigre et la moutarde, saler et poivrer. Mélanger le tout.


Restez en ligne, bientôt, un fabuleux cake à la patate douce, et des recettes spécial mijoteuse...

Thursday, January 15, 2009

Now I'm a crockpotter too!


Well, not exactly, because my slow-cooker is a Breville, not a Crockpot brand name.

After hearing from my friends how useful and time-saving a slow-cooker (SC) is, I decided after some consideration to go out and buy one. Around these parts, SC aren't very popular. If you want to slow-cook something (mijoter), you use a cocotte, that is, a Le Creuset. But with globalization and all that, it is possible to buy one, whether online or in town. (For people in Luxembourg, there is one in Auchan, Darty will order one for you, but the very helpful and friendly people at the Singer shop on Avenue Monterey have 3 different models to choose from, like, now.)

I chose my Breville because it wasn't absolutely huge (4.3 liters). It's kind of pretty too, in an understated way. OK, not pretty, but not a disgrace to the kitchen either.

Anyway, it has three settings, low for keeping warm, medium and high. It isn't automatic but since I hardly ever leave the house for long stretches of time, it doesn't matter much.

For inspiration, I browse the very instructive Crockpot Lady's blog, and the web in general.

But so far, I must say I have only made my own recipes, and they turned out fine. I made a leek, chicken and barley combo as soon as I cracked open the SC. Later, I made my beef stew with chorizo, and it was fantastically tender, with lots of flavour. Today, I made a chicken tagine, perhaps the mother of all tagines, chicken with preserved lemon and olives. It was delicious.

I realize now, as I've read elsewhere, that cooking everything slowly and with the lid on improves both the flavour and the texture of the meat. It becomes very tender and the flavours deepen, as if you'd left the stew overnight to reheat on the next day, but without having to wait that long. Also, it's a real bonus to be able to use those five minutes in the day when no one truly needs your attention to assemble the meal in the pot, then leave the SC to work its magic while you are otherwise engaged.
If you don't brown the meat beforehand, the food might look a bit bland, but if you're as tired/lazy as I am, it's the easiest option (you might even add the meat still frozen but it prolongs the cooking time). With this tagine, it doesn't show because of the spices.

Chicken M'Chermel

500g fresh boneless, skinless chicken thighs
1 red onion, chopped
1 fat garlic clove, chopped
1/2 tsp ground ginger (or use freshly grated)
1 tsp paprika (smoked or not)
1/2 tsp turmeric
1/2 tsp ground coriander
1 cup water
1 cup pitted green olives
2 tiny preserved lemons, skin only, chopped
optional : fresh coriander and parsley

Cut the chicken thighs in three, removing any excess fat. Put them in the pot with the spices, onions and garlic and mix everything with your hands. Season with a bit of salt and pepper. Pour the water, cover with the lid and set on medium. Cook for 4-6 hours. In the meantime, pour some hot water over the olives and lemon skin, leave for a minute then drain. An hour before you want to eat, add those to the dish and mix well. Serve with the freshly chopped herbs over couscous.

Notes: I use beldi preserved lemons, they're tiny with super fine skin but quite pungent. If you have homemade preserved lemons, use the skin of half a normal-sized one.
I didn't have any coriander because while the coriander in its pot was staring at me from a rack in the shop that morning, I was trying to eavesdrop on two supermarket employees gossiping and so it didn't strike me that I could have a use for it...

If you have any slow-cooker tips or recipes to share, please leave a comment!

Friday, January 02, 2009

Le meilleur de 2008

Il y a des années où l'on a l'impression que rien ne se passe, qu'on vieillit lentement sans rien produire, qu'on existe tout simplement, et ce n'est déjà pas si mal quand on y pense. Et puis il y a des années riches en événements, qui passent à toute vitesse et vous apportent mille choses.

2008 fût pour moi l'une de ces années. Une grossesse assez paisible, malgré 2-3 alarmes, un projet de livre qui a abouti, suivi par le bébé (le plus beau du monde bis), précédée de sa cousine, elle aussi ma foi fort jolie. Un décès dans la famille, comme si la vie souhaitait nous rappeler parfois que tout n'est pas rose... et une promesse de mariage pour 2009, cette fois-ci, c'est décidé pour de bon, il ne manque plus que la date. Ai-je oublié quelque chose? (ce serait la faute au manque de sommeil)

Côté blog, c'est l'une de mes années les moins prolifiques (ce blog a plus de trois ans maintenant) en terme de billets publiés, mais une année pendant laquelle j'ai créé plus de recettes qu'avant, même si mon addiction aux livres de cuisine ne s'apaise pas vraiment.

J'ai découvert que les cupcakes vegans pouvaient avantageusement remplacer la pâtisserie traditionnelle (bien aussi quand on reçoit des allergiques). J'ai réussi à alléger les shortbreads du millionaire, toujours à la recherche de délices plus light (voir colonne de droite). Les mois de juin et octobre ont été passionnants en terme de recettes (et autres), en tous cas, si on les compare aux autres. En juin, je partage une recette de La Nige que je fais souvent en été, ainsi qu'une recette similaire qui pourrait faire aimer le chou-fleur à ses pires ennemis. En octobre, j'utilise le potimarron et j'ai découvert de superbes petites brioches majorquines pour le goûter et le petit-déj. Je me suis rendue compte qu'on pouvait réaliser des quiches sans oeufs, les soirs de frigo un peu vide. J'ai adopté le quinoa en salade cet été. Et pour changer du bourguignon, j'ai trouvé que mon sauté de veau aux accents du soleil était parfait. Pour finir, j'aime bien un petit sablé, au chocolat, évidemment, avec ma tasse de thé.


Pour aider ma mémoire défaillante, je parcours des yeux mes étagères, et je me souviens de mes meilleurs achats de livres en 2008. Pêle-mêle : les deux copines de Tambouille, Jamie, Nigella, une blogueuse munichoise, Martha Stewart, Ottolenghi et les cupcakes punks ont contribué à amigrir mon porte-monnaie et alourdir mes étagères leksvik.



Allez, j'arrête, et je vous souhaite à tous, chers lecteurs, une excellente année 2009!


Dans le même genre, je vous invite à consulter mon top ten 2007.