Monday, August 28, 2006

Attention, ils reviennent : les carrés aux dattes!!

L'année dernière, ils ont fait un malheur sur les blogs, je vous annonce leur retour afin que vous vous prépariez mentalement, car oui, les carrés aux dattes vont vous faire envie, terriblement envie et je prédis leur retour précoce en force cette année, dû, bien évidemment, au mauvais temps.

Je ne sais pas pour vous, mais ici, dans l'Est, il ne fait que pleuvoir, à peine si on trouve un petit créneau pour aller prendre l'air, le Bébé et moi. Et toute cette pluie et cette grisaille donnent envie de prendre le thé dès 9h du matin. Les carrés sont l'accompagnement rêvé au thé, car ils sont croquants, délicatement sucrés et ne donnent pas trop mauvaise conscience.

Pour ma part, je les ai cette fois-ci réalisés avec environ 100-120g de beurre allégé (25%, je sais, je tombe très bas, mais bientôt, hélas, le régime...) et une bonne pincée de levure, je ne trouve pas de grande différence, si ce n'est que la pâte se travaille encore plus difficilement. Mais pas grave, on finit par y arriver. Et au lieu de mettre une pomme (j'en achèterai quand la saison sera bien commencée), j'ai mis un petit pot de compote sans sucre. Ce qui les rend très très craquants, c'est la dernière étape, le badigeonnage de lait et le saupoudrage de cassonnade.

Ingrédients :

385 gr de farine (mi blanche, mi-complète)
200 gr de beurre
110 gr de sucre
1 oeuf battu
1 cs d'eau

1 pomme pelée et coupée en dés
225 gr de dattes hachées grossièrement
125 ml d'eau

1 cs de lait
1 cs de cassonade

Mettre la farine dans un saladier, ajouter le beurre en petits morceaux et le sucre et mélanger jusqu'à obtenir des miettes (je fais ça au robot). Ajouter l'oeuf battu et l'eau et pétrir jusqu'à obtention d'une pâte souple et lisse, ajouter de l'eau si nécessaire.
Laisser reposer 30 mn-1H au frigo.

Pour le fourrage : mettre la pomme, les dattes et l'eau dans une casserole, couvrir et laisser compoter une dizaine de minutes. Mixer et laisser refroidir.

Abaisser au rouleau la moitié de la pâte sur un papier sulfruisé et déposer le tout une plaque à pâtisserie. Napper de garniture refroidie. Etaler au rouleau le reste de pâte et la poser sur la garniture. Souder légèrement les bords en pressant.

Badigeonner la surface avec la cassonade et le lait.

Cuire à 200°C pendant 20 mn.

Laisser refroidir avant de découper.

Sunday, August 27, 2006

Aubergines en éventail à la persillade


Encore une recette d'aubergine tirée du dernier Régal. Une recette assez rapide à préparer, même si la cuisson est longue, et qui est peu grasse, encore un plus pour une recette à base d'aubergine.
Hélas, comme j'ai pu le constater hier au marché, la saison des aubergines locales touche bientôt à sa fin (4 EUR le kg), alors même que je découvre ces recettes qui me tentent toutes...

Dans ma cocotte (24cm), je n'ai pu caser que trois aubergines (deux moyennes et une plus petite), mais ça suffit pour deux personnes, accompagnées de riz. j'avais complètement oublié de mettre le bacon avant de faire revenir les aubergines, je l'ai rajouté à la dernière minute avant de les braiser...

trois ou quatre aubergines, avec chapeau
6 gousses d'ail (ou trois grosses)
un petit bouquet de persil plat
de l'huile d'olive
des tranches de ventrèche, pancetta, ou bacon

Trancher les aubergines dans la longueur sans aller jusqu'en haut.
Hacher l'ail et le persil (j'ai un peu écraser au mortier en prime), saler et ajouter deux-trois cs d'huile d'olive. Tartiner les couches d'aubergine de ce mélange, mettre une tranche de bacon dans chaque couche puis ficeler. Les faire sauter à la cocotte dans de l'huile pour dorer toutes les faces, puis verser un verre d'eau, couvrir et laisser cuire 1h environ.
Avec un riz basmati complet pilafé aux tomates et aux herbes
La chair des aubergines devient très tendre (c'est un peu délicat à servir), j'ai beaucoup aimé.

Saturday, August 26, 2006

gâteau aux mirabelles et au lait concentré vu chez Lilizen



Si la Lorraine est la région des mirabelles, alors Metz est probablement sa capitale, avec l'élection annuelle de la Reine des mirabelles, désormais à double tête (aussi Miss Moselle), la parade, etc. Ce week-end, c'est le marché de la mirabelle sur la Place d'Armes (entre la mairie et la cathédrale), oui mais moi bien sûr je vis sur une autre planète et je me suis rendue au marché tout court, en m'apercevant après les courses que juste à côté se tenait l'autre marché.

Bon, tout ça pour dire que j'ai bien acheté de ces petites perles miellées à courte saison, comme chaque shoppeur, car on ne pouvait pas les rater, il y en avait à tous les stands. Alors pour les écouler, j'ai repensé au gâteau proposé par Lilizen.

Pas de beurre, mais du lait concentré sucré, des oeufs, de la farine...que du bon.

Le mien n'a pas dutout la même tête que le sien, allez savoir, les mirabelles se sont enfoncées dans la pâte, mais c'est très bon, à mi-chemin entre le clafoutis et le gâteau, il reste humide et moelleux.
En gros plan, et z'avez-vu mes nouvelles assiettes Aïki?

Friday, August 25, 2006

Cooking for Mr Latte : les recettes

Hier, j'ai commencé à faire une liste des recettes du livre que je voulais réaliser, mais je me suis vite arrêtée car à chaque chapitre, il y en avait au moins deux, donc je me suis dit qu'il faudrait, comme pour les autres, s'y replonger de temps en temps pour aller à la pêche aux idées.

Les deux recettes qui suivent sont tirées du premier chapitre, et sont idéales car simples et rapides à réaliser, et plutôt orientées "santé", si vous voyez ce que je veux dire...mais tout de même délicieuses, et le Papa, qui n'aime pourtant pas trop l'huile de noix dans la vinaigrette d'habitude (il dit que ça a goût de ferme...) a bien apprécié lui aussi.

Haricots verts aux noix et huile de noix

J'ai de la chance, car, à chaque fois qu'ils montent à Paris en voiture, mes parents passent près d'une ferme qui produit une huile de noix artisanale extra et proposent d'en acheter. C'est évidemment encore mieux quand les noix ont été récemment récoltées car on peut par la même occasion acheter un panier de noix pour l'hiver... mais l'auteure précise qu'une bonne huile d'olive fait l'affaire.

J'ai un tout petit peu modifié les proportions:

Préparer 500-700g de haricots verts frais (c'est la saison) et les jeter dans une marmite d'eau bouillante bien salée. Faire cuire jusqu'à ce qu'ils soient tendres mais encore fermes (pas trop longtemps car ils continuent de cuire hors de l'eau). Egoutter, puis poser sur du papier absorbant.

Pendant ce temps, faire dorer une grosse poignée de noix décortiquées au four ou à la poêle anti-adhésive.

Mettre les haricots encore chauds dans un saladier avec les noix grossièrement hachées, puis verser deux cuillères à soupe d'huile de noix. Saler et poivrer. Peut se faire à l'avance.

Toasts de pain noir au saumon fumé et à la crème fraîche

Bien sûr on peut varier les pains et les poissons (truite fumée comme ici, ou maquereau ou truite blanche fumée). J'ai pris de la crème à 4%, évidemment, ce n'est pas aussi bon, mais c'est plus light...

Faire griller 4 tranches de pain noir allemand (pumpernickel), les couper en triangles.
Mélanger dans un bol 3 grosses cs de crème, une cs de crème de raifort, 1 cs de ciboulette hachée. saler, poivrer.
Couper le saumon (2-3 tranches) en lanières épaisses (une par toast).
Sur chaque toast, déposer une cuillérée de crème, déposer une lanière de saumon et poivrer. Servir avec du citron.

Cooking for Mr Latte

Ce livre n'est pas récent, je l'ai découvert par hasard en googlant un gâteau au chocolat et buttermilk, et en tombant sur le blog d'Estelle, qui avait fait une recette de gâteau tirée de cet ouvrage.

La particularité de ce livre est qu'il n'est pas un cookbook comme les autres puisqu'il s'agit d'un feuilleton décrivant, entre autres, la relation entre l'auteure, journaliste gastronomique, passionnée de bonne chair, et celui qui devint son époux, épris de mets plus terre-à-terre (pizza et bière). Mais pas seulement, on y apprend aussi les inconvénients de son métier, même s'il faut bien avouer que je l'envie plus que je ne la plains, on y découvre sa famille et ses amis, on a un aperçu de la chic vie new-yorkaise. A tel point qu'entre les mondains, les rendez-vous à l'aveuglette (blind dates) et une robe Prada, on se croirait parfois dans Sex & the City. Mais chaque court chapitre est suivi des recettes dont il est question auparavant, que ce soit les macaroni au fromage de sa grand-mère, le canard au gingembre de sa belle-mère ou encore des recettes de grands chefs, or, les aficionados de SATC savent bien que Carrie Bradshaw n'utilise jamais sa cuisine. Pour la centaine de recettes, il n'y a aucune photo, mais les conseils d'un fin gourmet.

Ce qui m'a déplu, c'est le snobisme avec lequel il lui faut des ingrédients ultimement parfaits, "ne faites pas cette recette hors saison, si vous n'avez pas de tomates mûres", "si vous faites cette recette sans tel ingrédient, ne dites surtout pas d'où vous la tirez", elle a du mal a concevoir que son boyfriend commande des latte après le dîner car tout le monde sait qu'un café au lait ne se boit plus après 11h (n'est-ce pas), c'est l'une des raisons pour lesquelles la relation commence mal...

Mais, faute avouée ("Call me a snob! I am one." p.25) est à moitié pardonnée. Et au fil des chapitres, on perçoit ses propres défaillances, et comme on a tout de même une passion et des points communs, on la trouve attachante.

Cooking for Mr. Latte, Amanda Hesser, chez Norton.

A propos de livres anglais, il y a une nouvelle librairie anglophone sur Metz, tenue par une dame sympathique : Atout Lire, rue Mazelle (du côté du centre ville).

A suivre, deux recettes tirées du livre...

Wednesday, August 23, 2006

Aubergines au lait fermenté, noix et miel tirées du dernier Régal


Apparemment, on n'a jamais assez ni de livres de cuisine, ni de magazines culinaires, sans parler de gadgets divers et variés...me voici, malgré mes abonnements à Cuisine Ac', ses hors-séries, delicious, sans parler des magazines américains ramené par Lisa, avec le nouveau numéro de Régal, qui m'avait déjà alléchée par son dossier sur l'aubergine, un légume que j'aime beaucoup.

Un plat un peu OVNI pour commencer, car toutes les recettes du dossier me tentent, un plat plutôt sucré, d'origine persane.

Pour deux en plat unique:

Il faut faire égoutter 50cl de lait fermenté dans une passoire tapissée de 2 feuilles de papier absorbant pendant 1H. Moi, je trouve qu'on peut aussi bien prendre du yaourt brassé si on est pressé...

On coupe les aubergines (2 grosses ou 4 petites) en tranches de 6mm (c'est précis!). On les fait revenir à la poêle dans de l'huile, ce qui les rend grasses, toujours un problème avec l'aubergine qui pompe le gras comme une éponge. Moi, je les badigeonne d'huile avec un pinceau, puis je laisse cuire à la poêle anti-adhésive.

Puis on émince un oignon qu'on fait dorer dans de l'huile (encore) d'olive. Quand il est doré on jette une poignée de noix dans la poêle pour une minute.

On dresse les tranches d'aubergines sur un plat ou dans les assiettes, on verse le lait fermenté, on parsème de noix et d'oignons et on verse un filet de miel (chauffé, c'est plus liquide) sur le tout. A vous de décider si vous le poivrez ou si vous le dégustez 100% sucré.

Tuesday, August 22, 2006

Tarte ricotta-tomates d'inspiration australienne

Quand je dis d'inspiration australienne, je parle de son créateur, pas des ingrédients. A propos , et complètement HS, saviez-vous que les plantations de bananes ont été récemment ravagées par un cyclone en Australie, et qu'un kilo de "narnies" vaut désormais la peau des fesses (16 dollars australiens)?
Crédit photo : www.foodshow.co.nz

Donc, merci à Bill Granger pour cette recette que j'ai modifiée en fonction du contenu de mon frigo et divisée par deux pour mon nouveau moule à tarte. Je vous livre sa recette (sans la pâte) en disant juste ceci : j'ai mis un peu moins de ricotta et un reste de crème à 15%, puis tout un yaourt nature pour compenser à peu près le volume de ricotta et de crème de la recette. Puis j'ai mis du persil plat et un peu de féta, pardon, de salak** léger, qui me restait sur le fond de pâte avant de verser la garniture.

une pâte à quiche (voir ici pour ma recette light)
deux-trois belles tomates (merci au papa de Guillaume pour ses tomates du jardin!)
2 tasses (à 250ml) de ricotta
1/4 tasse de parmesan fraîchement râpé
2 oeufs
1/4 tasse de crème
persil pour servir
1 jaune d'oeuf pour dorer la pâte (je ne trouve pas cela nécessaire)

Préchauffer le four à 200°C.
Trancher les tomates assez finement, les déposer dans une grande passoire et saler, laisser suer une trentaine de minutes.

Battre la ricotta, la crème, le parmesan et les oeufs, puis les verser sur la pâte étalée. Déposer les tomates sur le dessus et enfourner pour 30-40 minutes. (J'ai mis une demi-heure au four, puis étaint et laisser reposer dedans environ 15 minutes avant de la sortir). Laisser tiédir avant de servir. Cette tarte se déguste aussi très bien à température ambiante.

Petite précision post-scriptum : c'est une recette fabuleuse, riche et crémeuse, malgré les ajustements, sinon je l'ai déjà faite en respectant les proportions et c'est excellent!

Je crois que j'ai enfin une pâte à tarte light digne de ce nom!

Avis à ceux qui font attention à leur ligne, votre serviteure (?) vient de trouver LA formule copyrightée de la pâte allégée qui n'est pas dure, qui ne reste pas trempée, qui croustille bien et ne fait pas (trop) grossir. Je vous la livre avant de vous montrer son utilisation dans une tarte ricotta-tomate.

Je pense que des ajustements sont possibles au niveau des farines (toute blanche, tous usages + bonne pincée de levure, toute complète, épeautre...), comme au niveau de la crème (prendre du yaourt, plus d'huile et pas de crème...), à mon humble avis, le secret de cette pâte est la présence de levure qui lui évite de virer au carton.

80g de farine avec levure incorporée
70g de farine semi-complète
pincée de sel
2cs (30ml) d'huile d'olive
2-3cs de crème épaisse à 15%
un peu d'eau froide pour lier

Mettre tous les ingrédients dans le bol du mixeur (sauf l'eau) et laisser s'amalgamer, ajouter un peu d'eau pour lier le tout et former une boule. Couvrir cette boule d'un film plastique et laisser reposer au frigo jusqu'au moment de faire la quiche (min. 1H).

Etaler sur un papier sulfrisé et garnir le moule.

La tarte ricotta-tomates suit sous peu...

Monday, August 21, 2006

A day with Lisa

Who's who???

Very early on Saturday morning, I took a train down to Paris to meet up with Lisa, an American friend whom I met on Nigella.com. Lisa came to France for a holiday with her eldest son and her mother-in-law. The crazy thing about meeting in the flesh is that although we had never talked viva voce, since everything had been arranged by email, it was as if we'd always known each other.

To celebrate, we went on a tour of Le Marais...
Lisa has four sons! (Rue des 4 fils translates as Street of the 4 sons)

desperately looking for a Pain Quotidien coffee shop which we never found...then stopped at Le Palais des Thés, then at Mariage Frères
Genmaicha from Palais, ta green tea flavoured with puffed rice and popcorn, an empty but pretty box, Marco Polo tea (citrus-flavoured black tea) and Sur le Nil, a fruity one all from Mariage
to stock up on the finest teas before heading for Dehillerin, kitchen equipment specialist
where I bought an oblong tart tin, a dough scraper (and so did Lisa) and a silicon baking mat (I own a bad one bought in Germany), this one is like a silpat. Mariage and Dehillerin make business as they always have (like in the 19th C)... amusing.

For lunch, I wanted to take them all to Josselin (Rue du Montparnasse), probably the best crêperie in the world, but we found their iron curtain down, so we found ourselves in another crêperie down the street called Plougastel and were happily surprised as their galettes were really good and the staff very friendly.


Lisa -sans sunglasses- and I at the crêperie


Finally, since Pierre Hermé was closed too, we headed for the Grande Epicerie at Le Bon Marché, I got some snobbish salts, by that I mean that I bought imported salts, Maldon as Lisa assured me it was special, and Ibiza fleur de sel as I just loved the ceramic tub with the little serving spoon, so cute!



A great day, very pleasant, fun and special!

So, since dear Lisa kindly brought me this chipper, at the risk of getting caught for travelling a weapon,

back at casa Julie I chipped away...

and baked some cookies, also to thank the Daddy for babysitting Maya all Saturday.

The recipe for them is taken from one of my oldest books, "How to Prepare American Cuisine"
( "Savoir préparer la cuisine amériaine" collection Idées recettes) bought in 1995 . These cookies are so chock-a-block full of chips, raisins and nuts that you end up with some of it left after the dough is gone...they are crunchy on the outside and cakey inside, and good for you, I tell myself!

75g soft butter
125 mlvegetable oil
160g dark brown sugar
50g caster sugar (I use golden)
2 eggs
1tsp vanilla extract
250g wholemeal flour
250g oats
1tsp bicarb
pinch of salt
100g walnuts
150g raisins
200g chocolate chips

Preheat the oven on 180°C.
Creamthe butter, oil and sugars together, then beat in the eggs, and finally the flour, oats, bicarb and salt. Mix well and add the chips, nuts and raisins. Form cookes and set them on a prepared baking sheet, they won't spread so you can put them relatively close to one another. Bake for about ten minutes until the edges and top begin to brown.

Une journée à Paris et des cookies pour fêter ça!


Qui est qui???

Samedi matin, j'ai pris le train très tôt pour aller à Paris retrouver Lisa, une amie américaine rencontrée par le biais du forum de Nigella, et en vacances en France pour quelques jours avec sa belle-maman et son fils aîné (7ans). C'est fou, on ne s'était jamais parlé de vive voix, tout s'étant arrangé par email, et quand on s'est vues, c'était comme si on se connaissait depuis longtemps déjà. Pour fêter ça, on est allées faire un tour dans le Marais,
Lisa a quatre fils!
à la recherche d'un Pain Quotidien jamais trouvé... puis escales au palais des Thés, puis chez Mariage Frères
Genmaicha du Palais, thé vert au riz soufflé et maïs grillé, boîte vide mais jolie, thé Marco Polo (noir aux agrumes) et Sur le Nil, fruité, de chez Mariage
pour faire le plein, avant de filer chez Dehillerin, fournisseur en cuisine,

pour acheter un moule à tarte rectangulaire, un racleur de pâte tant vanté par...Scherneel, je crois? et acheter un tapis siliconé, car j'en ai un allemand très nul, et celui-ci ressemble à un vrai silpat. Ces deux enseignes font du commerce comme il y a un siècle, j'aime bien ce côté désuet.

Pour le déjeûner, je voulais emmener tout le monde chez Josselin (rue du Montparnasse), probablement la meilleure crêperie au monde, mais nous avons trouvé rideau clos pour cause de mois d'août (même chose chez Pierre Hermé...), alors nous nous sommes rabattus sur Plougastel (plus bas dans la même rue), et j'étais agréablement surprise, car les crêpes étaient très bonnes, et le personnel sympa.
Lisa et moi à la crêperie

Pour finir, la Grande Epicerie, où finalement je n'ai acheté que des sels de snobs (de Maldon, et d'Ibiza).


Une journée très agréable et vraiment chouette!


Alors, comme Lisa m'a gentiment ramené ( au risque de se faire suspecter) un chipper,

un outil pour faire éclater le chocolat en pépites sans se couper les doigts avec le couteau de cuisine,

je nous ai fait des cookies, aussi pour remercier le Papa de s'être occupé de Bébé toute la journée de samedi.
Cette recette, je la tiens d'un de mes tout premiers livres "Savoir préparer la cuisine amériaine" collection Idées recettes acheté en 1995...ces cookies sont riches en garniture, tellement riches qu'il en reste une fois la pâte finie...

75g beurre ramolli
125 ml huile
160g vergeoise ou cassonnade cuivrée
50g sucre blanc/blond
2 oeufs
1cc vanille
250g farine complète
250g flocons d'avoine
1cc bicarbonate
pincée de sel
100g noix
150g raisins secs
200g de pépites de chocolat

Préchauffer le four à 180°C.
Travailler le beurre, l'huile et les sucres, puis ajouter les oeufs et enfin, les flocons, la farine et le bicarbonate. Touiller puis ajouter les pépites, raisins et noix.
Façonner des cookies et les déposer sur une plaque préparée, ils ne s'étaleront pas à la cuisson donc pas besoin de trop les séparer. Cuire une dizaine de minutes.
Ces cookies sont plein de bonnes choses, craquants à l'extérieur et plus "gâteaux" à l'intérieur.

Friday, August 18, 2006

Le brownie végétalien en français dans le texte...


J'adore les brownies, mais bon, malheureusement ils sont affreusement calorifiques, surtout lorsqu'ils sont vraiment bons.

Ils sont apparus en France il y a une vingtaine d'années, petites crottes emballées individuellement et vendues en supermarché, remember? Puis les recettes se sont mises à fleurir dans les magazines et les livres. Ma première, je l'ai trouvée dans un vieux 20ANS, puis, Laurent, un camarade de lycée, me faisait saliver avec sa recette, très authentique (à peine cuite), et je ne dévoilerai pas ici ce que j'ai dû faire pour l'obtenir (mais non, je plaisante!).
Puis, bien plus récemment, j'ai découvert Nigella et sa recette (HTBADG et Feast), et plus récemment encore, l'incomparable et imbatable recette de Nigel Slater, voir ici.

Ces jours derniers, j'étais à la recherche d'une recette allégée mais néanmoins mangeable , et je suis tombée sur ça. Eh c'est en faisant la recette que je me suis rendue compte qu'elle était 100% végétalienne, sans oeufs ni produits laitiers, car en terminant je me suis aperçue que j'avais oublié les oeufs, mais non, elle n'en comportait pas! De la purée de pruneaux remplace le beurre...
Excusez les mesures en tasses, j'avais pesé les ingrédients, mais j'ai perdu mon papier...

Purée de pruneaux :
10 gros pruneaux dénoyautés, que l'on recouvre de 220ml d'eau bouillante, on laisse reposer une trentaine de minutes avant de mixer


Super fudge low fat brownies

3/4 tasse de farine complète
1/2 farine blanche
2 cs d'arrowroot (j'ai mis de la maïzena)
1 tasse de cacao type van Houten
1/4 tasse de cassonnade foncée
1/4 tasse de sucre blond
1 cc levure chimique
1/2 cc de bicarbonate de soude
1/2 cc sel
3 cs huile végétale
1 tasse de sirop d'érable (j'en ai mis un fond, puis dilué du golden syrup avec de l'eau chaude)
1/3 tasse de purée de pruneaux
2 cs d'eau
2 cc de vanille liquide
1/2 tasse de pépites de chocolat
1/3 tasse de noix (pas mis)

Préchauffer le four à 180°C.
Tamiser les ingrédients secs dans un bol. Dans un autre bol, fouetter les ingrédients humides ensemble. Mélanger le contenu des deux bols ensemble jusqu'à ce que le mélange soit fluide. Ajouter les pépites et les noix. Mettre dans un moule rectangulaire préparé et cuire 17-18 minutes. Un cure-dent enfoncé doit ressortir humide mais pas gluant. Laisser refroidir puis mettre au frigo.

Pour tout vous dire, ce brownie, à l'arrière-goût dû sans doute à l'absence d'oeufs et de beurre, se laisse déguster de préférence accompagné de glace, comme ici
ou trempé dans un chocolat chaud plutôt que seul.

Thursday, August 17, 2006

Phoebe's fabulous raisin oatmeal cookies ou les fabuleux cookies de Phoebe ont encore frappé!!!




Géniaux, peut-être un poil trop sucrés, mais craquants et délicieux, voir la recette chez Omelette.

You'll love these, even if they're a bit too sweet, they're crunchy and delish, here's the recipe.

Monday, August 14, 2006

The incredible vegan brownie...L'incroyable brownie végétalien


En français ici

I love a good brownie but let's face it, they're calorie bombs, especially the good ones.

Brownies made their appearance in France about twenty years ago, in the form of supermarket-sold, individually-wrapped pieces of crap. Then recipes sprouted everywhere in magazines and books. My first brownie recipe, still usable and good, came from my then favourite teeny mag, 20 ANS, then a schoolfriend (male) teased me with his butter-laden and quite authentic recipe -also good, but I won't tell you what I had to do to get it (joking). Then many moons later, I discovered Nigella's, and (sorry Nigella) lately, Nigel Slater's unbeatable 24-carat, very good brownie recipe.

For brownies, like for cookies, every cook has their own recipe. Try every forum and launch a thread about them, you'll end up with as many suggestions as there are posts. Some include chocolate, some just plain cocoa, some both, most recipes are indulgent and buttery, one may add nuts or not. Another debate is fudgey or not?

Well, I'll leave that to the experts....

These days, I'm trying to be good, but the baking itch took over so I ended up searching the www for hours trying to find a suitable low-fat version and stumbled upon this. The picture said it all, I had to try them. So I had to make my own prune purée, then fumbled to find an adequate sub for maple syrup, as my supply was very low. So in went golden syrup diluted in much hot water (maple syrup is way less sugary and thick than GS). I used semi-wholewheat flour instead of part wholewheat and white flour, light brown sugar for plain brown, and a bit more chips than the recipe called for (ah, but no nuts). Phew. Then, as I stirred the ready-to-bake mix, I realized there were no eggs in it. I double-checked, but (bear with me), not only is it dairy-free, it's also egg-free (or do eggs fall under the dairy category ?-forget my non-native speaker ignorance). So yes, it's a vegan brownie. I had my doubts, but it turned out really interesting, "sticky," was my boyfriend's verdict, but "good" nonetheless. That was before their sojourn in the fridge. Afterwards, they became dense and crumbly. On its own, a piece has a strange taste, that must be the taste of the absence of eggs and butter, but dunk it in hot chocolate or eat it with a scoop of gelato and all his forgotten, you end up with dense cocoaness, melt-in-the-mouth goodness.
I won't copy the recipe, it's here for all to read. I will write it in French though...

Saturday, August 12, 2006

Chocolate gelato, glace au chocolat sans oeufs et sa variation vanille





Another delicious recipe filched from bakingsheet, a chocolate gelato, ie an ice-cream made with a base of milk, cocoa powder and cornstarch, so very light and egg-free, plus easy to make. Click here for the original recipe.

Piquée chez Bakingsheet, comme d'autres recettes extra, cette glace au chocolat type gelato est très maigre car elle ne contient pas d'oeufs, ni de crème. Si on traduit gelato par glace italienne, on a tout faux bien sûr car cette glace se tient aussi bien que les autres.

J'étais assez étonnée d'apprendre qu'on pouvait faire une base de crème glacée simplement avec du lait et de la maïzena*, mais ma curiosité est récompensée puisqu'il s'agit de l'une des meilleures glaces au chocolat que j'ai mangées (et donc faites). Tout aussi bonne, voire meilleure, peut-être, que le sorbet au chocolat noir de Pierre Hermé?


3 tasses de lait - 75cl
2/3 tasse de sucre en poudre ou 140g environ
3/4 tasse de cacao non sucré-90g
1,5 cs de maïzena

Porter 2 tasses de lait jusqu'au frémissement dans une casserole. Dans un bol, fouetter le lait, le sucre, le cacao tamisé et la maïzena. Quand le lait frémit, verser le contenu du bol dedans en fouettant, et ne pas cesser de fouetter jusqu'à ébullition et pendant une minute encore (il faut que la crème épaississe). Passer au tamis et verser dans un contenant en plastique puis couvrir la crème d'un film plastique. Laisser refroidir, puis mettre au frigo jusqu'à ce que la crème soit bien froide (une nuit c'est encore mieux). Turbiner dans votre sorbetière ou foutter à la main régulièrement jusqu'à ce que la glace soit prise. remettre quelques heures au congélateur avant de déguster.

Accompagnant ici un brownie végétalien dont je livrerai la recette très bientôt!

* Pour une version à la vanille, rien de plus simple, faire chauffer doucement le lait avec une gousse de vanille fendue et grattée, et augmenter la quantité de maïzena (environ 2 cs, voire un peu plus si par la suite le lait ne s'épaissit pas assez). On peut alors réduire un peu la quantité de sucre, mais ce n'est pas nécessaire.

Thursday, August 10, 2006

Filets de sardines marinés et tartare de thon

Si vous me connaissiez, vous seriez étonnés de me voir acheter, préparer et manger du poisson cru. Car en réalité, je n'aime pas le poisson. Enfin, le poisson qui sent et a le goût de poisson. Mais comme toutes les caractéristiques héritées de l'enfance, ça évolue en général dans le bon sens en grandissant, puis, hélas, oui, en vieillissant.

Aussi, j'ai depuis un moment envie de manger des filets d'anchois marinés, et du tartare de thon, depuis que j'étais privée des premiers pour cause de grossesse, et depuis que j'ai vu le deuxième préparé à la télé par Tim Mälzer, un chef cuisto allemand bien connu outre-Rhin, copain de Jamie Oliver. Et en faisant mes courses l'autre jour, j'ai vu des filets de sardine ainsi que des filets de thon (et aussi des moules) et j'en ai profité.

Tout cela est fort simple, vous allez voir:

Pour les sardines (trois donc six filets, ce qui fait deux portions)


Râper le zeste d'un citron bio, puis presser son jus et mettre le tout dans un tupp plat, détailler une gousse d'ail en petits morceaux fins, mettre un peu de sel et de poivre, ainsi qu'une ou deux branches de thym frais, un filet d'huile d'olive et déposer les filets de sardine, peau vers le haut. S'assurer que la chair repose sur de l'ail, et que la peau est imbibée des jus, laisser quelques heures mariner au frigo et serviur avec du pain frais.

Pour le thon, j'ai mis un peu au pif (pour un filet) les quantités indiquées par Herr Mälzer dans son premier livre Born to Cook, dont voici les quantités pour 600g de thon frais :

un bouquet de persil plat
1 ou 2 cs de câpres
1 oignon rouge
1 ou 2 citrons jaunes ou verts
1cs de moutarde mi-forte
3cs d'huile d'olive

Hacher le persil, les câpres et l'oignon. presser le jus de citron dans un saladier, lui ajouter la moutarde et l'huile, et bien mélanger. Ajouter les autres ingrédients, bien saler et poivrer (il ajoute un peu de sucre, moi pas, c'est une habitude allemande de sucrer les vinaigrettes).
Détailler le thon en petits dés (environ 5mm de côté), verser dans le saladier, bien combiner le tout et servir.

Le thon a finalement une saveur très discrète proche de la viande, il n'ets donc pas nécessaire de le faire mariner.

Monday, August 07, 2006

Blueberry and buttermilk cake ou gâteau au lait ribot et myrtilles


Scroll down for English!

Encore une recette de ce livre formidable qu'est Apples for Jam de Tessa Kiros (la maman du Carnet Gourmand chez Marabout), un gâteau qui utilise les bleuets/myrtilles de la saison, toujours très tentantes mais dont on ne sait pas toujours trop quoi faire. Ce gâteau ressemble beaucoup à un énorme muffin rectangulaire, il est tendre et reste moelleux très longtemps grâce au lait ribot, il n'a que peu de sucre et de beurre et se laisse déguster au petit-déjeûner, au goûter ou à tout autre moment;)

C'est la première fois que j'utilise du lait fermenté au lieu du buttermilk (babeurre) dans une recette et c'est bien bon, d'habitude je mélange savamment lait et yaourt, ce qui m'évite de me retrouver avec 750ml de lait fermenté sur les bras...à vous de voir. Je crois que je ferai un soda bread pour le finir!

315g de farine
3cc de levure chimique
90 g de sucre
muscade
2 oeufs
250ml de lait fermenté
60g de beurre fondu
1 cc de zeste de citron râpé (pas mis)
150g de myrtilles fraîches
2 cs de cassonnade

Comme pour un muffin, on tamise les ingrédients secs à part, puis on mélange les autres dans un bol avant de les ajouter sans trop battre (on laisse les grumeaux) aux secs. On étale dans un moule de 30x20cm, on saupoudre de myrtilles, puis de cassonnade et on enfourne à four préchauffé (200°C) pour 25 min.


Another recipe from the fabulous Apples for Jam by Tessa Kiros, perfect for using the season's blueberries and a change from making muffins or pancakes. Yet this cake is very much like a huge square muffin, very moist and soft thanks to the buttermilk. It has little butter and sugar to it too and makes a nice breakfast/afternoon/all day snack.

315g or 2,5 cups plain flour
3tsp baking powder
90g sugar
Nutmeg
2 eggs
250ml or 1 cup buttermilk
60g butter
1 tsp grated lemon zest (I omitted it)
150g fresh blueberries or more

2tbsp demerara sugar


As for muffins, you need to measure out and sieve the dry ingredients in a bowl, then beat the wet ones in another bowl before adding them to the dry ones and not overbeat them together. You then spread the mix in a prepared square tin (30x20 cm) sprinkle your blueberries on top and the demerara sugar then bake for 25 mins in the preheated oven (200°C).

Sunday, August 06, 2006

Où dîner à la Grande-Motte?

Having noticed that the seaside resort where I spent my holidays wasn't exactly international, I haven't bothered translating my restaurant reviews as I don't think many of my English-reading fans (ha) will ever find themselves in La Grande-Motte.

Lecteurs fidèles, me voici de retour à Metz après quelques semaines de canicule bien méritées passées dans les profondeurs de la France et sur sa côte méridionale. Par bonheur je n'ai pas eu besoin de ressortir mon maillot de grossesse du fond du sac où il se terrait en attendant son heure, non, mais j'ai quand même failli faire craquer les coutures de mon bikini...

Vous l'aurez compris, j'ai profité de la mer dans une station balnéaire ultra-touristique, construite dans les années 70 et, nous dit-on aujourd'hui "inventée pour une vie meilleure" (sic). La Grande-Motte n'a certes pas le charme des petits villages côtiers de la Provence, mais étant très fonctionnelle, elle convenait parfaitement aux premiers ébats du Bébé (équipée pour l'occasion de ses couches spéciales baignade à motifs disney) dans l'eau de mer.

Chacun sait que dîner au restaurant dans des lieux touristiques en espérant bien manger est mission quasi impossible, et mes trois sorties à la Grande-Motte témoignent de cette difficulté, mais sur trois, l'une a sauvé la mise, donc je vous propose aujourd'hui de partager mes expériences gastronomiques en goguette.

Une grande déception fût un repas à huit au restaurant Le grand bleu sur la promenade, où le rapport qualité-prix s'est révélé médiocre et le service désagréable. Où on vous assure que les carottes en boîte servies en accompagnement du plat principal et qui rappellent la cantine sont des carottes fânes, le tartare saumon et mangue cache bien la mangue et les desserts dont le serveur nous assure qu'ils sont maison sont de type industriels. Et cela dans un restaurant qui joue la carte de la qualité par rapport aux concurrents de la promenade.

Une expérience mitigée fût un repas Chez Antoine, un bar-resto un peu en retrait de la promenade et donnant sur une pelouse. Le cadre est très agréable, moderne, urbain presque, les moules frites fût très décevantes, mais les assiettes-repas avec des seiches grillées pas mal, quant aux desserts, j'ai adoré une panna cotta coco sauce chocolat et un gâteau aux poires caramélisées.

La bonne surprise de cette semaine fût l'Estrambord, un restaurant situé en bordure du port de plaisance et qui joue très bien la carte branchée-urbaine.

Vous m'excuserez pour a qualité des photos qui sont soit trop sombres soit surexposées.


En entrée, "petit paquet d'aubergine comme à Mykonos" pour moi et carpaccio de poulpe pour le Papa.
















Suivis d'une grande raviole aux gambas à la fondue de poireaux et de brochettes de gigot.

















Enfin, une croûte au chocolat au coeur coulant épicé et un millefeuille (délicieux) à la figue en dessert.
Amis blogueurs, je me remets à vous lire dès que possible. Le Bébé est à ce stade où il ne faut pas cesser de la surveiller, de plus j'ai redécouvert les joies de la lecture pendant les vacances, alors je me ferai encore un peu rare je pense.